À 16 ANS, ELLE FAIT LE TOUR DU MONDE EN BATEAU, SANS ESCALES, NI ASSISTANCE : TROUVE TON POINT COMMUN AVEC ELLE

Par le hublot tu ne vois plus rien, les vagues de l’océan Atlantique s’explosent contre la coque, les éclairs rayent le ciel et t'éblouissent.

 

Ton corps est projeté contre les parois de ton habitacle et les objets volent dans tous les sens. Alors tu te sangles à ta couchette et tu te cramponnes à tout ce que tu trouves. Te voilà à l’envers… Le bateau est retourné ! Alors tu sers les dents, tu fermes les yeux et tu empêches ton esprit de te décrire les pires scénarios. La tempête de force 12 va passer… Elle doit passer.

JESSICA WATSON

ON NE CROIT PAS EN ELLE, ALORS ELLE AVANCE PAS À PAS POUR FAIRE SES PREUVES...

Alors qu’elle voyageait à bord du bateau de ses parents, la toute petite Jessica se façonne un rêve. Il grandit dans sa tête blonde qui vient alors se confier à sa mère. Elle qui a toujours donné beaucoup de liberté et de confiance à ses enfants.

 

Elle écoute ce que sa petite fille veut accomplir. Mais elle ne donne que son accord que lorsque Jess aura démontré par A+B qu’elle en est capable. Alors la jeune navigatrice se met à apprendre toutes les ficelles des grands marins. Elle a tout décortiquer en plusieurs objectifs avant de réaliser le grand et l’unique “tour du monde en solitaire en passant par les trois caps”.

Lorsque la presse australienne a vent du projet de Jessica, elle titre :« Parents inconscients ! » « Sponsors assassins ! » Les accusations pleuvent et manquent de noyer le projet en 2009. Mais elle se met dans sa bulle et continue d'avancer malgré les regards de travers et les mises en garde. Mais Jessica sait à quoi elle s’attend, elle y travaille et veut y parvenir, avec ou sans leur soutien.

Elle a peur. Bien entendu. Elle est humaine et une vague de 10 mètres qui se dressent fait frémir n'importe quel navigateur. Alors elle ne nie pas son angoisse, elle va au-dessus en l’acceptant. Comme si elle devait faire parti du voyage.

On met du temps à faire émerger un projet, mais ce qui importe, c’est de le porter jusqu’au bout. Et peu importe l’âge, peu importe le sexe, si on veut réaliser un rêve, alors il devient accessible. Et c’est ce que Jessica Watson va prouver. Car demain, elle part. Et elle annonce le 17 octobre 2009 «Demain, je vais me réveiller et naviguer autour du monde.»

… ET PART FAIRE LE TOUR DU MONDE !

Son bateau s’appelle Ella's Pink Lady. Il mesure 10 mètres de long et il est rose bonbon ! Le monde de la navigation étant très masculin, Jess a marqué le coup en noyant l’idée reçue qu’une femme porte malheur en mer. 

Cette superstition date de l’époque où les navires n’étaient pas aussi rapides et où l’équipage partait des mois loin de leurs familles. Les femmes à bord attiraient alors les convoitises, les jalousies, les passions...

 

À chaque fois qu’il y avait un problème sur le bateau, une femme avait de grandes chances d’être portée responsable. Alors pour éviter toute frustration mentale et physique, on interdisait les femmes dans un bateau en laissant penser qu'elles portaient malheurs. 

Cette superstition a continué jusqu’au XVIIIe siècle. 

Alors oui Jessica Watson fait aujourd’hui partie de ces femmes qui brûlent les normes, les fondent pour en forger de nouvelles.

 

L’aventure se déroule comme la traversée des skippers qui sillonnent les océans de notre planète bleue. Les éléments sont imprévisibles. Alors cette tempête de force 12, elle l’affronte avec maturité et sans froid, bien que la peur lui tord le ventre. Les vents dépassent les 115 km/h et la mer déchaînée fait des creux de 10 mètres.

 

Cette nuit-là, le bateau chavire 4 fois. Et lorsque Jess se hisse hors de son habitacle pour réparer les dégâts, deux dauphins viennent la visiter. Comme pour s’assurer qu’elle s’en est sortie. 

À plusieurs reprises, elle aura la chance d’être accompagnée par ces grands cétacés qui jouent à l’avant du bateau. Car malgré les tempêtes qu’elle va encore devoir traverser, le beau temps lui remplit les batteries et elle repartira de plus belle. 

Alors que la navigatrice en avait l’occasion, elle n’a jamais appuyé sur la balise de détresse. Elle a complètement réussi à dompter ses peurs et à se maîtriser un maximum. À 16 ans, au milieu de l’océan, elle vit son rêve. Et cela dure 7 mois. Parfois, elle a hâte de rentrer et de retrouver sa famille. Et souvent elle veut rester encore, naviguer plus loin.

 

Partie depuis le 18 octobre 2009 du port de Sydney, à bord de son voilier rose de 10 mètres, baptisé Ella's Pink Lady, la jeune navigatrice aura parcouru 23 000 milles, soit environ 40 000 kilomètres. Des îles Fidji aux Samoa, en passant par l’Equateur, mais aussi et surtout par les trois caps mythiques Horn, Bonne Espérance et Lewin, Jessica Watson a fait face aux vents, aux icebergs, et à la solitude.

 

Elle arrive avec un mois d’avance sur son programme le 15 mai 2010. Après le choc du retour à la civilisation, elle déclare «Les gens ne m'ont pas cru capable d'accomplir une chose pareille. Ils ne se rendent pas compte de ce dont les jeunes (...) sont capables»

 

 

 

 

 

 

 

                        “Je ne suis qu’une fille ordinaire qui a cru en son rêve.”

 

Elle ne se définit pas comme une héroïne. Elle a réalisé son rêve qui était de faire le tour du monde à 16 et nous pousse à tenter les nôtres. Cet exploit, elle le doit à toute son équipe qui l’a accompagné et à sa famille qui l'a soutenu malgré leurs peurs et leurs doutes. Elle s’est donné les moyens de le réaliser en le découpant en plusieurs petites étapes et restant convaincu qu'elle pouvait le faire.

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